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Irak : 38 morts et plus de 100 blessés dans les violences électorales
Trente-huit personnes ont été tuées et 110 blessées dans les violences qui ont ensanglanté, dimanche 7 mars, le scrutin législatif en Irak. Selon une source au ministère de l'intérieur, trente personnes ont été tuées dans des tirs d'obus et de roquettes katioucha à Bagdad, dont 25 dans l'effondrement d'un immeuble du nord de la capitale.

Huit autres personnes sont mortes dans des attentats à la bombe dans la capitale et ses environs. Le nombre des blessés s'élève à 110 dans l'ensemble du pays dont 13 dans des tirs d'obus contre un bureau de vote à Iskandariya, à 50 km au sud de Bagdad.
Près de 19 millions d'Irakiens devaient se rendre dans les centres de vote des 18 provinces, qui constituent autant de

circonscriptions, pour élire les 325 députés de leur parlement lors d'un scrutin jugé crucial pour l'avenir du pays. Les bureaux de vote ont fermé à 17 heures (15 heures à Paris) et les opérations de dépouillement ont immédiatement commencé.

Ces élections interviennent à six mois du retrait des troupes de combat américaines, en août, qui doit ouvrir la voie au désengagement total de l'armée fin 2011 après neuf ans d'occupation. Contrairement au premières élections législatives de 2005, les troupes américaines ne participaient pas à la protections des urnes.

"DU BRUIT POUR IMPRESSIONNER LES ÉLECTEURS"

Le premier ministre Nouri al-Maliki, qui a déposé son bulletin dans un hôtel de la "Zone verte", a minimisé les violences. "Ces attaques ne sont que du bruit pour impressionner les électeurs mais les Irakiens sont un peuple qui aime relever les défis", a-t-il dit. Pour tenter de parer aux violences, un dispositif de sécurité exceptionnel avait été mis en place afin d'empêcher des attentats d'Al-Qaida, qui avait menacé de tout faire pour troubler la tenue d'un scrutin jugé crucial pour l'avenir du pays. Uniquement à Bagdad, 200 000 policiers et soldats avaient été déployés.

Nouri al-Maliki et son rival laïc Iyad Allawi font figure de favoris mais devront affronter une coalition de partis religieux chiites particulièrement puissante dans le sud du pays. Au nord, dans le Kurdistan autonome irakien, les deux partis historiques — le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) de Massoud Barzani et l'Union patriotique du Kurdistan de Jalal Talabani — sont pour la première fois concurrencés dans un scrutin national par un parti de dissidents, Goran (changement en kurde). L'imam chiite radical Moktada Sadr, hostile aux Etats-Unis, a appelé les Irakiens à se rendre aux urnes pour ouvrir la voie à la "libération" du pays.















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