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Iran : Moussavi demande l'annulation du scrutin |
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MINUTE PAR MINUTE - L'opposant principal à Ahmadinejad appelle à la grève générale s'il est arrêté, tandis que les Iraniens manifestent contre le pouvoir et affrontent la police anti-émeutes.
19h18 : Moussavi critique Khamenei et demande l'annulation du scrutin. Le chef du mouvement de contestation en Iran, Mir Hussein Moussavi, critique sévérement sur son site le discours du guide suprême Ali Khamenei, qui a validé vendredi la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad. Selon Moussavi, Khamenei menace le caractère républicain de la république islamique. |
Le chef de l'opposition a par ailleurs écrit au Conseil des gardiens, organe chargé d'enquêter sur les allégations de fraudes électorales, pour leur expliquer que «La nation iranienne ne croira pas à ce (scrutin) injuste et illégal».
19h04 : Moussavi appelle à la grève générale s'il est arrêté. Dans un message diffusé sur son profil Facebook, le candidat malheureux à la présidence de l'Iran, Mir Hussein Moussavi, estime que la demande d'annulation de l'élection est un droit inaliéable. Il explique à ses partisans qu'il sera «toujours aux côtés des Iraniens» pour défendre leurs droits. Ajoutant qu'il est «prêt au martyr», il appelle les iraniens à faire grève s'il est arrêté.
18h38 : Ahmadinejad remercie Khamenei : Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, dont la réélection est contestée par son peuple,, a remercié le guide suprême Ali Khamenei pour sa «bonne décision», selon les agences iraniennes. Vendredi, Khamenei, chef religieux du pays, a validé l'élection d'Ahmadinejad et estimé que la rue ne gouvernerait pas le pays.
18h29 : Un manifestant raconte la brutalité de la répression. L'AFP a recueilli le témoignage d'un manifestant, qu'elle n'a pu confirmer, les journalsites étrangers étant confinés dans leurs hôtels : «Nous avons commencé sur le trottoir depuis la place Enqelab vers quatre heures et nous avons marché tranquillement pendant une heure, les gens nous rejoignaient sur le chemin». «Un grand nombre de gardes sur des motos nous sont tombés dessus et nous ont battus brutalement». «Alors que nous étions en train de fuir, les bassidjis [milice civile proche des Gardiens de la révolution, NDLR) attendaient dans les petites rues avec des matraques, mais des gens nous ont ouvert leur portes quand nous étions dans une impasse».
18h14 : Au moins un blessé par balles à Téhéran, selon un témoin. Au moins un homme a été blessé par balle à l'épaule à Téhéran lors d'une manifestation de l'opposition interdite, selon un témoin, qui dit avoir entendu d'autres tirs. Une vidéo où l'on entend des coups de feu a été diffusée par la BBC.
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